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Qualité de vie, environnement : Sausset poursuit son développement durable

Obtention du quatrième « Pavillon bleu » européen, mise en valeur du nouveau sentier botanique, aménagement de nouveaux espaces verts, réaménagements d’entrées de commune et du centre ville, nettoyage collectif du port et des plages, diversification et optimisation des collectes et tris des déchets collectifs… La Commune de Sausset affiche plus que jamais une réelle ambition environnementale s’inscrivant dans un développement durable de sa qualité de vie collective.

Le Pavillon bleu, qui fête cette année ses 30 ans, et un label européen, récompensant en premier lieu la qualité des eaux de baignades, mais aussi toute une politique communale au plan environnemental et urbain. Cette année, 166 communes ont reçu l’agrément, dont quatre communes seulement dans tout le département. A Sausset, c’est la plage des Rives d’or sur la corniche-est qui a obtenu cette reconnaissance, « récompensant plus largement la continuité de notre travail de fond saussétois en matière d’environnement et de qualité de vie urbaine », a déclaré le maire Éric Diard lors de la première montée symbolique du drapeau bleu-blanc au-dessus du poste de secours (qui, lui aussi, ouvrait ce samedi) en présence de l’adjointe à l’environnement Mary-Christine Campana, l’adjoint Stéphane Ventre, le conseiller serge Gross, le directeur du parc marin Frédéric Bachet, le président du CIQ Roland Hanser et sa responsable départementale Mme Huertas. Rappelons que les exigences initiales du contraignant cahier des charges de ce label concernent aussi l’éducation à l’environnement. Localement, l’accompagnement des opérations de nettoyage des plages, la préservation des algues de Posidonie, les actions de sensibilisation à l’école, les opérations cendriers de plage l’été, l’opération Inf’eau de mer sur les plages, campagnes d’éco gestes…. ont été autant de gestes forts et remarqués, qui viennent compléter l’obtention et le maintien depuis deux ans de la deuxième fleur régionale aux concours des villages fleuris, la belle santé du sentier botanique à la Roselière, la solide référence que constitue le Parc marin de la côte bleue, le plan Natura 2000, et les solutions locales pour l’accessibilité handicapés aux plages, et sur les parkings riverains, ou encore les deux opérations de reboisement des massifs brulés en juillet 2010, la gestion des déchets ou de l’eau, le tri sélectif … Autrement dit, au-delà du symbole, c’est tout un effort collectif saussétois récompensé que valorise localement ce Pavillon bleu, qui flottera donc fièrement tout l’été au-dessus de la corniche-est.

Sausset les Pins sur le site officiel Pavillon Bleu

Le sentier botanique de La Roselière, « un vrai bijou »

En l’an 2000, la destinée de la Roselière à l’est du village, était funeste, vouée aux gémonies de la proche station d’épuration, dont le déménagement a ensuite totalement changé le paysage : larenoncule scélérate (plante toxique, indicatrice de pollution) disparaissait, laissant très vite place à une élégante roselière digne de son nom, et prolongée au bout de 400 mètres par une « garrigue typique de type Pagnol », dans laquelle sont apparues très vite, puis épanouies, d’innombrables espèces végétales.
« A ce jour, j’y ai recensé 270 espèces végétales différentes », précise le pharmacien écotoxicologue Jean-Paul Maurice, expert en mycologie, qui dans les années 90, a poussé son coup de foudre environnemental pour Sausset, jusqu’à quitter ses Vosges natales pour y habiter.
Et sa conviction de voir en La Roselière « un véritable bijou d’éco-nature » a convaincu le maire Eric Diard et l’adjointe à l’environnement Carole Colombo-Seipelt de protéger et valoriser le site.
Le service municipal des espaces verts agrémentait et équipait alors le lieu pour le faire valider par le Conseil général comme un des huit sentiers botaniques de Provence. A commencer par l’apport de 50 tonnes de terre enlevée du terrain stabilisé du stade Hidalgo –reconverti en pelouse synthétique- pour faire du chemin escarpé un chemin piéton convivial et règlementé, à l’accès facilité aux handicapés et aux poussettes.*
De même, un mobilier entièrement en mélèze (barrières-bancs-panneaux de signalisation) et surtout 32 bornes indicatrices (dont le botaniste est l’auteur) balisent désormais l’espace pour proposer au promeneur curieux, même non initié, une information ponctuelle sur les « bijoux » recensés dans « ce paradis des plantes » : selon l’arrêt sur le chemin tracé de 3,5 km, on peut ainsi croiser et découvrir le pérussier (poirier du sud), le chèvrefeuille des Baléares, la salsepareille (la liane des Schtroumpfs !!), le pistachier (dans la zone la plus chaude du site), l’asperge sauvage, l’orme champêtre ou encore sept types d’orchidées différentes…
Au regard du béotien ou au contraire par le petit bout de la lorgnette, le sentier botanique de la Roselière offre aujourd’hui une balade inoubliable.